Les Voyages Spatiaux et le Tourisme Spatial

voyage-spatialLe tourisme spatial est un commerce naissant que beaucoup d’homme d’affaires pensent être prometteur pour les prochaines dizaines d’années. Voyage suborbital, hôtels spatiaux et autres tours de la Lune, quel séjour semble le plus abordable ?

Qu’est ce que le tourisme spatial ?

Le tourisme spatial représente les voyages, loisirs et services proposés à des particuliers dans l’espace ou sur une planète autre que la Terre ou un satellite naturel d’une planète.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Le tourisme spatial a déjà commencé à se développer depuis quelques années. Le premier civil (sous-entendu non astronaute de métier) à être aller dans l’espace est le milliardaire californien Dennis Tito en l’échange de la (« modique ») somme de vingt millions de dollars reversés à l’Agence spatiale russe qui l’avait accepté. Depuis, des business se sont créés autour de l’idée de tourisme spatial. Nous pouvons ainsi déjà citer Virgin Galactic, branche du groupe Virgin appartenant à Richard Branson, mais également, le projet « Blue Origin » subventionné à plus d’un demi-milliard de dollars par Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon.

Le projet de Richard Branson est l’utilisation d’un nouveau transport suborbital appelé le VSS Unity. Avec ce « vaisseau » – car il ne s’agit, ni vraiment d’une fusée, ni vraiment d’un avion – Virgin Galactic pourra envoyer des gens à 100 km d’altitude (à la limite de l’atmosphère terrestre) pour qu’ils puissent y admirer la Terre vue de l’espace. Cependant, il est annoncé pour l’instant que le prix du billet pour une telle expérience (le vol à cette hauteur ne dure pas plus d’une demi-heure), par personne, est prévu à hauteur de 250 000 dollars américains. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que le citoyen lambda y ait accès rapidement.

Le projet « Blue Origin » a pour but, lui, de créer des hôtels dans l’espace dans lesquels vivraient et travailleraient des milliers de personnes. Bien que le projet soit loin d’être achevé, Amazon prévoit le premier lancement de sa fusée réutilisable « New Shepard » en 2020. Il semblerait que les tests soient encourageants.

Il existe d’autres projets en cours comme un tour de la Lune proposé par Elon Musk, le cofondateur de PayPal qui dispose déjà de deux touristes qui lui ont commandé des billets pour ce voyage à bord d’une de ses fusées SpaceX, ou encore, l’idée de l’entrepreneur Robert Bigelow de concept d’un module gonflable (oui, oui gonflable… comme… un simple ballon en fait…) afin de créer de « mini-stations » spatiales.

Comment pouvons-nous imaginer le voyage spatial de demain ?

navette

Il est clair que le billet du vol spatial à quelques centaines d’euros n’arrivera pas demain. Certains businessmen s’accordent pourtant à dire que, d’ici 2027, dû aux progrès technologiques effectués en la matière, de la demande grandissante et de la concurrence de l’offre, le prix du billet du tourisme spatiale diminuera de 200 000-250 000 dollars à environs 70 000-65 000 dollars (soit une diminution du prix comprise entre 65 et 75% du coût actuel). Il est donc possible que cela arrive assez tôt, même si rien n’est moins sûr.

Alors que penser de ces voyages spatiaux ? Quand pourrons-nous contempler enfin notre belle planète bleue depuis l’espace à un prix abordable ? Il faut savoir que, bien évidemment, d’autres projets bien plus farfelus ont été proposés : création d’une station touristique sur Mars, d’une véritable ville sur la Lune, ou encore la création de gigantesque stations/vaisseaux spatiaux. Il s’agit après tout d’un vieux rêve de l’humanité : pouvoir vivre dans l’espace.

Personnellement, à défaut d’être original, l’idée d’un voyage dans l’espace me plairait énormément, même si je ne suis pas prêt d’y mettre 250 000 dollars. Bien que j’aie un peu de mal avec l’idée d’aller dans l’espace pour aller dans l’espace, la potentielle possibilité future de pouvoir visiter, et vivre, dans une station ou une ville loin de la Terre me semble très excitante. Pour ce qui est du voyage, ce serait bien si l’on pouvait voir l’extérieur et admirer de plus près les phénomènes spatiaux : les planètes, étoiles satellites, mais également comètes, nébuleuses et même, soyons fous, les trous noirs. Néanmoins, cela à peu de chance d’arriver un jour puisque la possibilité de mettre une paroi translucide sur un vaisseau, conçu pour des voyages de longue durée, semble pour le moment complexe. En effet, je rappelle que pour l’expédition américano-française qui va partir le 5 mai pour Mars, un voyage de plus de 200 jours est prévu. Il y a donc peu de chance que l’homme entreprenne un jour des voyages hors du système solaire, puisqu’ils sont, pour le moment, hors de notre portée (Dû à des problèmes évidents de durée du voyage, de quantité de carburant, de type de carburant, de quantité de nourriture et d’eau stockée, etc…). Pour l’instant donc, le tourisme spatial reste, pour la majeure partie des humains, un rêve inatteignable…

 

Sources :

http://www.cnetfrance.fr/news/voyage-dans-l-espace-bientot-une-realite-mais-a-quel-prix-39852280.htm

http://www.rtl.fr/actu/futur/l-agence-spatiale-francaise-vise-mars-et-mercure-en-2018-7791861569

https://reves-d-espace.com/les-evenements-spatiaux-a-ne-pas-rater-en-2018/

https://www.sejour.org/Actualite/SpaceX-tourisme-spatial-en-2018/

 

L’algorithme génétique, La capacité d’apprentissage de l’Intelligence Artificielle

Intelligence ArtificielleL’intelligence artificielle se développe de plus en plus dans nos entreprises, nos maisons, et même nos poches. Comment fonctionne cette intelligence artificielle et à quoi pouvons-nous nous attendre ?

Qu’est-ce que l’intelligence artificielle (IA) ?

L’intelligence artificielle regroupe l’ensemble des théorie et techniques utilisées afin que la machine puisse simuler la psychologie humaine. C’est un concept que les scientifiques ont pensé réalisable un jour dans les années 1950. L’intelligence artificielle se doit donc de faire preuve de capacité de compréhension, de perception, de décision et, surtout, d’adaptation pour pouvoir au mieux atteindre son but.

L’intelligence artificielle d’aujourd’hui : l’algorithme génétique  

De nos jours, l’intelligence artificielle est partout : sur internet, bien entendu, mais également dans votre smartphone, dans des systèmes de sécurité, dans votre ordinateur, etc… la question que l’on peut se poser alors est : Est-ce que cette intelligence artificielle est fiable sur toutes les capacités qu’elle prétend avoir (compréhension, décision, perception, adaptation) ?

Ici, rentre en jeu l’algorithme génétique. L’algorithme génétique est la base de l’intelligence artificielle, il permet, grossièrement, de copier un schéma de reproduction et de sélection naturelle, afin de retrouver une solution satisfaisante à un problème. Nous allons devoir parler un petit peu technique pour savoir comment ça fonctionne :

D’abord, qu’est-ce qu’un algorithme ? D’après le dictionnaire Larousse en ligne, voici la définition : « C’est un ensemble de règles opératoires dont l’application permet de résoudre un problème énoncé au moyen d’un nombre fini d’opérations ». Cela équivaudrait donc à rentrer des paramètres dans une ou plusieurs fonctions mathématiques qui produiraient ainsi une solution. L’algorithme génétique répond donc à ces critères mais cela va un peu plus loin. En effet, la particularité de cet algorithme se retrouve dans quatre grandes spécificités qui lui sont propre :

Premièrement : L’algorithme génétique utilise un codage de paramètres, et non les paramètres eux-mêmes. En clair, cela signifie que cet algorithme ne se contente pas d’être une fonction mathématique : il vous demande les paramètres et le problème, et à partir de là, il va essayer de trouver la bonne fonction par lui-même (toujours selon un procédé de règles opératoires bien entendu, mais très complexe).

Deuxièmement : Les algorithmes génétiques se basent sur une population de paramètres, et non un paramètre unique (aussi appelés chromosomes, ou individus). Cela signifie que vous devez rentrer une certaine quantité d’informations pour que l’algorithme puisse fonctionner, un paramètre n’est pas suffisant (mais deux paramètres peuvent l’être, il s’agit alors d’algorithme génétique binaire).

Troisièmement : L’algorithme génétique n’utilise que la fonction de la valeur étudiée et pas sa dérivée ou d’autres connaissances annexes. Alors si, comme moi, vous n’êtes pas amateur de mathématique vous vous dites déjà « aïe ! », mais en réalité c’est encore une fois assez simple : Si vous vous souvenez de vos cours de mathématique d’université ou de lycée (ça peut dater en fonction des personnes je le conçois), chaque fonction mathématique dispose d’une dérivée qui lui est propre et reflète la tendance de la fonction (comment elle va se comporter sur un graphique). La fonction dérivée est très utilisée aujourd’hui dans les systèmes informatiques de calcul (ex: calcul du système ABS d’une voiture), l’algorithme génétique, lui, ne se contente que de la fonction de base.

Quatrièmement : l’algorithme génétique fonctionne à partir de règles de transition probabiliste et non déterministe. Ici, il faut comprendre que, pour passer chacune des étapes du processus de l’algorithme génétique, la solution n’est pas absolue. L’algorithme va chercher la solution la plus probable et la sélectionnera, quelque soit la probabilité en question : Si la solution avec la plus grande probabilité trouvée ne peut être vraie qu’à 35%, alors l’algorithme va s’en servir comme référence: ce qui explique parfois les erreurs et incompréhensions monumentales de certaines IA quand on discute avec et que l’on ne donne pas une phrase préprogrammée (particulièrement visible dans les chat bot).

Pour résumé, voici comment fonctionne l’algorithme :

  1.  Il tire un nombre N d’individus dans sa population.
  2.  Il étudie et évalue chaque individu
  3.  Il créé une nouvelle population d’individus selon une certaine méthode de sélection.
  4.  Il créé un système de reproduction semblable à celui de la nature : attribution des caractères de deux individus (l’un provenant de la première population, l’autre de celle qu’il vient de créer) pour en créer un nouveau.
  5. Il réévalue les nouveaux individus ainsi créer et recommence le processus jusqu’à trouver une solution satisfaisante.

Voilà approximativement, sur quel type d’algoritrd’hui.hme se base une IA aujou

A quoi devons-nous nous attendre dans les prochaines années ?

IA vs HumanManifestement, nous devrons voir des IA plus nombreuses et plus complexes se développer avec le temps et pour n’importe quelle tâche : Analyse de données, relation client, prévision en finance, voire analyse en psychologie humaine si des progrès majeurs sont effectués dans le domaine de l’IA.

Il y a de quoi effrayer certaines personnes : difficile de savoir exactement comment « pense » une IA et quelles déductions elle peut tirer d’un problème. Avec la multiplication de leurs utilisations et leurs difficultés actuelles d’adaptation, l’objectif de créer une machine pensant comme l’homme est encore loin. Il est cependant possible, qu’un jour, la machine soit capable de sentiments, dès lors, qui pourra anticiper sa réaction ?

Pour ma part, je n’attends pas avec impatience le développement d’une IA capable de pensées complexes similaires à un humain, même si discourir avec serait, sans nul doute, très intéressant. En fait, le postulat de départ de l’intelligence artificielle ne me semble pas particulièrement attirant. Pourquoi créer une machine qui mimerait l’homme, alors que nous sommes humains nous-mêmes et pleinement conscient de nos capacités ?

Il est certes évident que les machines sont capables de traiter bien plus de données et de résoudre plus rapidement des problèmes mathématiques et logiques que nous, mais je pense qu’essayer d’en faire le reflet de l’esprit humain ne présente que peu d’intérêt. Cependant, je peux concevoir que de créer une machine qui serait « intellectuellement » plus forte que l‘être humain peut être intéressant et pourrait nous apprendre bien des choses. Néanmoins, je finirai en disant que, pour le moment, la machine n’est pas prête, et que derrière elle, se trouve toujours un humain qui tient les commandes…

Sources :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/03/11/on-va-brouiller-la-frontiere-entre-l-homme-et-le-robot_5269174_1650684.html

http://deptinfo.unice.fr/twiki/pub/Minfo04/IaDecision0405/Prsentationdesalgorithmesgntiquesetdeleursapplicationsenconomie_P.pdf

http://souqueta.free.fr/Project/files/TE_AG.pdf

http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/intelligence_artificielle/187257

Le Transhumanisme, l’ultime évolution ?

homme Bionique.jpgMouvement apparu dans les années 80 aux Etats-Unis, Le transhumanisme reste néanmoins un sujet d’actualité au fur et à mesure que les technologies de l’informatique, de la médecine, de la miniaturisation et des sciences cognitives s’améliorent.

Qu’est-ce que le transhumanisme ?

Le transhumanisme est un courant de pensée qui suppose que l’homme n’a pas pleinement finalisé son évolution, et que, celle-ci ne sera complète que grâce à l’apport de quatre grands types de technologies, les NBIC : les Nanotechnologies, la Biotechnologie, l’Informatique et les sciences Cognitives. L’utilisation de ces NBIC à des fins transhumanistes conduiraient à un être humain « augmenté » physiquement, mentalement, et même selon certains, émotionnellement ; permettant ainsi à l’homme de devenir un être parfait, pouvant même se soustraire à des contraintes physiques comme le besoin de dormir, de se nourrir ou encore la vieillesse. Tout cela ayant pour seul but la solution à l’un des plus anciens rêves du genre humain : l’immortalité.

Est-il scientifiquement possible d’arriver à un tel résultat ?

Aujourd’hui, rien n’est moins sûr que la possibilité d’atteindre un jour une telle prouesse. Le transhumanisme est, pour le moment, plus un sujet appartenant à la science-fiction qu’à une réelle problématique actuelle. Malgré nos grandes avancées technologiques, nous sommes toujours bien loin de pouvoir créer un tel spécimen de nos jours, il est très difficile pour les scientifiques de créer un appareil capable de faire cohabiter technologie et humain 24/7 sans contraintes.

Cependant, il existe aujourd’hui des inventions laissant supposer que cela sera possible un jour. Les nanotechnologies (synonyme de miniaturisation), par exemple, ont disposé d’une évolution parfaitement visible à l’échelle humaine sur ces quarante dernières années, il suffit de voir aujourd’hui son smartphone pour s’en convaincre. En biotechnologie nous avons pu entendre parler il y a quelques années de la greffe d’un cœur artificiel, ce qui était inimaginable quelques années auparavant. Le projet ayant eu 5 tentatives ratées, qui se sont toutes soldées par la mort des patients moins d’un an plus tard, ont mis un arrêt sur cette innovation. Il est à noter que tous les patients ne sont pas morts à cause de problèmes liés à leur greffe, ce qui signifie que l’organe artificiel était potentiellement parfaitement fonctionnel. Avec l’informatique, il est aujourd’hui possible de faire un nombre hallucinant d’opérations différentes en même temps (processeur multi-coeurs). Enfin, le développement des sciences cognitives, notamment visible dans les nouvelles intelligences artificielles, prouve la continuelle croissance en matière de compréhension et d’adaptation de la machine envers l’humain.

On pourra également noter d’autres éléments encourageants comme la conception et la fabrication d’exosquelettes utilisés pour un travail demandant de nombreux efforts physiques, ou la création de prothèses bioniques pour les handicapés ou les mutilés (bon, je vous le donne en mille, c’est deux inventions sont surtout, pour l’instant, de sources américaines, et, pour des américains. En général, des militaires ou des riches). L’avenir est donc possible pour le transhumanisme.

Quelle seraient les conséquences d’une telle révolution ?

Oeil bioniqueComme je l’ai dit précédemment, les aspects et questionnements autour du transhumanisme ne sont vraiment visibles, aujourd’hui, que dans les œuvres de science-fiction à travers différents supports : Littérature, cinéma, télévision et, bien entendu, jeux vidéo. Cependant, cela nous donne un premier aperçu des questions à se poser sur le sujet.

En fait, toutes ces questions abordent le même sujet : trouver le bon équilibre entre humain et machine. En d’autres termes, savoir jusqu’à quel point l’organisme et la conscience humaine peuvent intégrer des éléments synthétiques et une structure informatique. Est-ce que le corps humain peut supporter le remplacement d’un bras organique par un bras mécanique et être capable de l’assimiler compètement (problème du syndrome du membre fantôme)? Si oui, pourra-t-il supporter, en plus, le remplacement d’une jambe ? Et du torse ? Pourra-t-on laisser un programme informatique intelligent guider notre vue ? Notre ouïe ? Notre sens du toucher ? Voire, notre conscience ?

Le problème de cette réflexion est que, soit on la considère en escalade (la série de question que je viens de me poser), soit on la considère comme absolue (si la réponse à la première question est positive alors tout peut être affirmer positivement). Dans tous les cas, l’interrogation revient toujours à faire un choix.

Il est d’autant plus difficile d’y répondre aujourd’hui alors que nous ne connaissons pratiquement rien sur le sujet. Quel effet cela fait-il d’avoir un bras mécanique, à court, moyen et long terme ? Ressentons-nous une différence avec ce remplacement ? Et si oui est-ce une différence physique ou est-ce un effet purement psychologique ? Comment s’assurer que notre esprit et notre conscience reste les mêmes une fois qu’on aura implémenter des machines et des programmes dans le cerveau ? Et si cela est assuré, quels changements de notre personalités sont à prévoir ?

Finalement, beaucoup de questions restent en suspens autour du transhumanisme alors, qu’en fait, nous ne savons même pas si  le corps et l’esprit humain sont viables avec de tels changements.

Personnellement, je ne vois pas vraiment une évolution ultime en démontant et remontant notre corps avec des éléments synthétiques, même si je ne peux m’empêcher de rêver des possibilités qui s’offriraient à moi avec un corps mécanique et des améliorations informatiques me permettant de traiter plus d’informations en même temps. Je finirais donc cette réflexion avec ceci : Le but ultime du transhumanisme est de créer l’être parfait et d’accéder à l’immortalité. Je me pose alors une simple question : En quoi est-ce vraiment intéressant ?

A mes yeux, la perfection est un idéal et, comme tous les idéaux, elle est par définition inaccessible. De plus, je pense que le corps et surtout l’esprit humains ne sont pas fait pour l’immortalité, car la nature ne nous a pas créer pour ça. C’est une vision assez étroite d’esprit diront certains, mais je pense que si nous ne sommes pas naturellement conçues pour vivre longtemps,  il est stupide d’essayer de chercher une vie infinie car nous ne la supporterons pas. Je vous propose donc de d’abord profiter de notre vie éphémère : car l’éternité, elle, peut attendre…

Sources

https://www.lesinrocks.com/2018/03/10/actualite/ia-protheses-implants-les-techno-sciences-peuvent-elle-faire-de-nous-des-robots-immortels-111054851/

http://www.liberation.fr/voyage-au-coeur-de-lIA/2018/02/23/transhumanisme-sans-gene_1630790

https://www.journaldugeek.com/2017/11/17/ford-teste-exosquelette-reduire-penibilite-travail-chaines-assemblages/

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/mort-du-5e-patient-greffe-du-coeur-artificiel-carmat_108546

https://iatranshumanisme.com/transhumanisme/

La Réalité Virtuelle, un simple gadget ou une révolution qui prend son temps ?

Réalité virtuelleBien que la réalité virtuelle ait à ce jour de nombreux défauts, elle a déjà effectué de grandes avancées et ce développe de plus en plus dans de nombreux secteurs d’activités. Que faut-il donc attendre d’elle dans les prochaines années ?

Qu’est-ce que la réalité virtuelle (VR) ?

Nul doute que ce rappel ne vous semble pas très intéressant mais il vaudrait mieux se remémorer de quoi on parle afin d’éviter toute confusion.

La réalité virtuelle c’est tout simplement la projection de la vision de quelqu’un dans un monde totalement virtuel. C’est pourquoi il faut mettre fin à une fausse idée que beaucoup de gens ont : la réalité virtuelle n’est PAS de la réalité augmentée.

En effet, le principe de la réalité augmentée est tout l’opposé de celui de la VR : Il s’agit de projeter des éléments virtuels dans la vision du monde réel (l’exemple le plus connu étant Pokémon Go). Ces deux facettes des possibilités d’altération de la vision par la technologie s’inspirent l’une de l’autre mais restent néanmoins très distinctes.

Quelles sont les utilisations de la VR aujourd’hui ?

La VR est surtout aujourd’hui vu comme un gadget, un moyen de rendre quelque chose plus attractif, plus immersif ou plus amusant. Il n’est donc pas étonnant que le premier secteur d’activité à s’être intéressé à la réalité virtuelle soit le jeu vidéo. Qu’est-ce qu’il pourrait y avoir de plus amusant et immersif que d’être à l’intérieur de notre jeu préféré ? C’est sans doute pour cette interrogation que les développeurs ont créé la VR.

Un bon exemple est le Playstation (PS) VR de Sony qui propose une expérience de jeu immersive. En générale, il s’agit de jeux déjà sortis en format vidéo standard qui ont, par la suite, été réadaptés sur support VR. Il faut cependant noter que, si quelques gros jeux sont sortis sur cette console, la plupart des articles proposés sont de courte durée de vie (moins d’une dizaine d’heures) et donc pas très alléchant.

Il reste également des problèmes importants : Le mouvement est limité (dû au fait que l’utilisateur est dans un endroit clos, souvent avec meubles ou obstacles) ce qui conduit à restreindre les mouvements au sein du monde virtuel ou alors l’utilisation du bouton de la manette pour se déplacer mais qui nuit à l’immersion. Les problèmes également en cas de latence ou de « manque de naturel », pour le dire simplement, des interactions avec le monde virtuel, cela créé de la confusion, des sensations de perte d’équilibre et des nausées. La résolution et les graphismes de ce monde ne sont pour l’instant pas à la hauteur et peuvent nuire grandement à l’immersion également. Enfin, les fils et branchements au casque qui s’enroule au tour de votre jambe, de votre bras ou de votre coup sans que l’on puisse le voir est très déroutant et rajoute du malaise.

La réalité virtuelle est donc très loin d’être au point. Il existe de nombreux problèmes que, malgré toute notre science, nous sommes incapables de palier pour l’instant. Ce qui est alors étonnant, c’est de voir que la VR se développe également auprès des entreprises, des professionnels et des institutions. Cela est déjà utilisé en aéronautique, en industrie automobile ou en design (même si la plupart des nouveautés relatives à ce thème restent pour l’instant de la réalité augmentée). Un bon exemple de cela est l’utilisation de la VR au British Museum à Londres mais également au musée national d’histoire naturelle de Paris : Rendre le sujet ludique ou captivant par l’immersion en réalité virtuelle pour apprendre. C’est le concept développé ici, pour promouvoir le musée et la VR par la même occasion. Après tout, il est plus agréable et facile d’acquérir des connaissances en démontrant visuellement plutôt que juste en mentionnant par écris dans un texte dans le coin d’une pièce.

A ce sujet, j’ai une anecdote personnelle : Lors d’un voyage à Bruges, en Belgique, je fis un tour au musée d’histoire de la ville. Je ne vous raconterai pas la visite classique du musée (qui reste néanmoins très intéressante), mais je veux mentionner ici le fait qu’il y avait à disposition (si vous étiez prêt à payer un petit supplément) des bornes avec des casques VR. A travers ces bornes, vous vous retrouvez plongé dans le Bruges du XVe siècle. Le casque vous représentait en tant qu’un personnage sur une barque qui naviguait sur les (nombreux) canaux de la ville et permettait donc de regarder la ville et les bâtiments de l’époque. Même si la qualité de la résolution reste moyenne et que je suis resté assis tout le long de cette expérience, on s’étonne très vite à tourner la tête dans tous les sens pour regarder la vie quotidienne des gens de l’époque à travers cette borne, et ce fut, ma foi, plutôt agréable. Cela promet donc de belles activités à découvrir dans nos prochains musées et, je l’espère, dans d’autres secteurs d’activités.

Quelle pourrait être l’usage de la VR de demain ?

VR pilotageIl est bien possible, en s’améliorant, que la réalité virtuelle devienne très prisée pour des sujets très sérieux, en affaires ou en recherche. Après tout, le principe de la réalité virtuelle est de pouvoir créer tout ce que l’on peut imaginer et pouvoir s’immerger dedans afin de mieux présenter mais également mieux comprendre les choses ce qui est utile dans de nombreux domaines.

Il existe des projets en cours, d’utilisation de la VR :

  • Des lunettes de réalité virtuelle afin de voir ou visiter des lieux lointains (en Asie, Amérique, Europe, etc…) ce qui révolutionnerait l’industrie du tourisme.
  • Apprendre à des étudiants de différents corps de métiers en leur présentant des scénarios en VR afin de savoir comment réagir aux situations possibles.
  • Traiter et guérir des phobies via la confrontation en VR de ses peurs dans un environnement virtuel parfaitement maîtrisé pour rassurer la personne et aider à se battre contre ses angoisses.

Ce ne sont que quelques exemples de ce que la réalité virtuelle peut offrir. Comme je l’ai dit précédemment, les possibilités sont, en théorie, infinies. Il est également intéressant de savoir que certaines entreprises qui développent des outils de réalité virtuelle, essaient de recréer les bruits, mais également, les odeurs et les sensations physiques (impression de vents sur la peau, humidité dans l’air, etc…), ce qui pousserait l’immersion à un niveau inégalé jusqu’à aujourd’hui.

Une vie quotidienne avec la VR ?

On pourrait donc imaginer, pour dans quelques décennies, que notre vie de tous les jours soit immergée dans de la VR. Qui sait ? Peut-être ne travaillerons-nous que par la VR, ou ne voyagerons-nous que par la VR ? Voilà qui semble plutôt effrayant, non ? Pourtant, ça a un côté fascinant : la possibilité de tout faire, de tout voir, depuis n’importe quel endroit.

Pour ma part, je ne peux m’empêcher de me demander à quoi pourrait ressembler une telle vie, qu’elles en seraient les applications possibles et également les conséquences. A mon avis, la grande question s’est de savoir si trop de réalité virtuelle dans notre vie pourrait nous pousser à délaisser la réalité que nous connaissons tous aujourd’hui. Aujourd’hui déjà, des études parlent de changement de comportement auprès de personnes restant trop longtemps connectés à leurs appareils. On peut légitimement chercher à savoir quelles seront les incidences d’une évolution de la VR dans les jours futurs.

Ce qui est sûr c’est que si on trouve le moyen d’améliorer grandement la réalité virtuelle, celle-ci aura de grands impacts sur notre société. Pour l’instant, je ne suis donc pas ouvert à laisser la VR entrer dans tous les aspects de ma vie mais je reste ouvert aux innovations (j’avoue que je trouve l’idée de voyage en VR à la fois ridicule et géniale !). Je vous invite dons à vous poser également la question : jusqu’à où êtes-vous prêt à accepter la réalité virtuelle dans votre vie, professionnelle comme personnelle ?

Sources:

https://moovely.fr/virtuality-2018-quel-avenir-pour-la-vr-et-lar/

http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/02/12/les-musees-s-ouvrent-a-la-realite-virtuelle_5255544_3234.html

http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/realite-virtuelle-meme-les-musees-s-y-mettent-05-01-2018-7483956.php

De l’e-sport aux Jeux Olympiques

e-sport lolLes Jeux Olympiques de Pyeongchang de cette année 2018 se sont ouverts par un tournoi e-sport sur Starcraft 2. Cela a amené un grand débat sur la potentielle présentation d’un nouveau sport en tant que discipline olympique : l’e-sport.

Qu’est-ce que l’e-sport ?

L’e-sport est la pratique d’un jeu vidéo au niveau professionnel et à but compétitif. Il se pratique en organisant des tournois et des championnats relatifs au jeu concerné.

En effet, « e-sport » signifie en fait « electronic sport ». Bien qu’à l’origine, l’e-sport ne signifie que jouer à un jeu vidéo via internet ou en LAN-party sur une console de jeu, l’e-sport a su se populariser auprès de nombreux joueurs de tous types de niveaux pour s’affirmer comme une discipline sportive à part entière.

Il est reconnu aujourd’hui, parmi tous les spectateurs et les pratiquants, que les compétitions d’e-sport ne sont pas à la portée de n’importe quel joueur qui allumerait sa console de jeu vidéo. Aujourd’hui, les joueurs professionnels de jeu vidéo qui participent à ces compétitions effectuent un entraînement rigoureux qui les oblige à organiser leur emploi du temps et qui demande de développer des qualités et caractéristiques spécifiques pour rester au niveau.

Quelles sont les qualités que l’e-sport met en avant pour proposer sa candidature aux JO ?

Bien que cela ne plaise pas à tout le monde, l’e-sport dispose de certains arguments pour candidater en tant que discipline olympique : Premièrement, comme mentionné précédemment, les joueurs s’entraînent dur pour participer et gagner, ils doivent utiliser des qualités très difficile à acquérir. Par exemple : Les 300 actions par minutes (APM: représente le nombre de clics de souris et de touches de clavier utiliser en une minute par le joueur ) – que doit absolument savoir effectuer un joueur pro de Starcraft 2, tout en restant attentif aux moindres faits et gestes de son adversaire dans des parties pouvant durer jusqu’à 30 voire 45 minutes – prouvent, à mes yeux, une concentration extrême et un grand travail sur soi en préparation. Ainsi les joueurs professionnels développent leur réflexes mais également leur dextérité, leur capacité d’analyse et leur sens stratégique.

Deuxièmement, l’e-sport devient de plus en plus populaire, particulièrement auprès des dernières générations et sur la plus grande partie du monde : En Asie d’abord, mais également en Amérique du Nord et en Europe même si nous sommes un peu derrière sur ce point-là. C’est également pour cela que l’e-sport, durant les plus grands tournois, voit son nombre de spectateurs (via les plateformes de streaming) s’élever en dizaines de millions de personnes.

Enfin, les préceptes de l’e-sport étant le surpassement de ses limites quel(le) que soit le/la joueur/joueuse en fait un excellent sport lui permettant de se présenter aux JO.

Si l’e-sport dispose de ces qualités, pourquoi est-il difficile de l’accepter en tant que discipline aux JO ?

écran e-sport.jpgIl y a plusieurs facteurs qui barrent la route de l’e-sport vers les JO :

Premièrement, l’e-sport et le secteur du jeu vidéo en général n’est pas pris au sérieux et ne peut donc en aucun cas être un sport (ce qui me semble bien dommage). Je vous invite à suivre le lien de BFMTV et de regarder la vidéo à la fin de l’article. L’athlète interviewé à beau être très respectable et pense respecter les joueurs en disant que le jeux vidéo n’a pas sa place aux JO, les arguments qu’il propose prouvent une totale méconnaissance du sujet et surtout l’idée que le jeu vidéo n’est pas quelque chose de sérieux.

Deuxièmement, Les Jeux Olympiques se composent uniquement de sports physiques (il n’y pas de JO avec des échecs par exemple) et donc les sportifs professionnels, participant déjà à cette rencontre internationale, voient d’un mauvais œil, après tout ce qu’ils ont endurés, l’arrivée de sports non physiques dans ce domaine.

Enfin, le problème de l’e-sport est son support : le jeu vidéo. En effet, celui-ci reste la propriété d’une entité privée, ce qui pose de nombreux problèmes quant aux autorisations, aux décisions, à l’organisation et au contrôle des tournois durant les JO.

Personnellement, je ne peux m’empêcher de penser que l’e-sport mérite sa place aux JO comme n’importe quel autre sport non physique et je trouve ça dommage. Néanmoins, cette affaire n’est pas finie pour la discipline de l’e-sport qui pense nous revenir pour les prochains JO et faire entendre ça voix à nouveau. Un sujet à suivre dans les prochaines années donc…

Sources:

https://www.lequipe.fr/Esport/Actualites/Esport-starcraft-ii-a-pyeongchang-avant-les-jeux-olympiques-les-iem/872979

http://rmcsport.bfmtv.com/e-sports/pyeongchang-grace-aux-iem-on-a-eu-un-avant-gout-de-l-esport-aux-jo-1368738.html

http://www.cofacerating.fr/lesports-chiffres-2017-ascension-fulgurante.coface